10 May

Une toute nouvelle série d’animation cofinancée par Wallimage a débarqué sur ClubJ : Léonard. Pour dignement fêter l’événement, les neuf premiers épisodes ont été diffusés en rafale: Joyeux Noël ! Depuis ce lancement en fanfare, la série est proposée plusieurs fois par semaine: les mercredi et samedi à 12h ainsi que le dimanche à 12h et 19h. 78 épisodes ont été réalisés et seront programmés sur Gulli dans quelques mois. Visibles sans abonnements, donc.

Léonard à la télé ? C’est à se demander pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt. Le génie farfelu et irascible est sans aucun doute l’un des plus télégéniques héros de la BD belge. À n’en pas douter, son univers est fait pour l’animation. Tout y est: personnages charismatiques, situations drolatiques, inventivité, rythme des gags, découpage des histoires… Le succès des albums ne s’est jamais démenti au fil des ans. Après 35 ans d’existence, plus de 6 millions de livres ont été vendus. De quoi combler ses papas: le Durbuysien Philippe Liégeois dit Turk et Robert De Groot. Novatrice, la série télé a bénéficié des derniers outils de cartoon en 3D développés à Marcinelle par Dreamwall et par Ellipsanime. Au menu: de la 3D HD, des déformations inédites, des angles de caméra innovants… Pour arriver à ce résultat probant, une centaine de personnes a travaillé de concert devant les ordinateurs parisiens du producteur français et dans les studios carolos de Dreamwall sous la houlette de Stéphane Dutoo, Jérémy Branca et Benjamin Reul. spacer Léonard n’est pas un perdreau de l’année. C’est en 1975, un savant un peu foldingue apparaît pour la première fois au cœur des désopilantes aventures de Robin Dubois. En plein moyen-âge, il crée un appareil étonnant: le parcmètre. Greg qui cherche une série inventive totalement inédite pour lancer son nouveau projet, Achille Talon Magazine suggère au scénariste Bob de Groot de développer ce personnage hors norme doté d’un potentiel comique appréciable et de le faire sortir de la forêt de Sherwood pour lui offrir son propre univers. Grande idée puisque, si le magazine a disparu depuis très longtemps, les aventures de Léonard continuent encore aujourd’hui à ravir les amateurs d’inventions improbables et d’anachronismes loufoques. Les recettes de la série télé sont les mêmes que celle des livres: Léonard, le génie qui en dort jamais, met au point les objets et expériences les plus insolites: un jour il peut inventer l’hélicoptère, le lendemain l’arbalète à saucisses, l’épluche-oignons à scaphandre, les congés payés, ou le très incongru générateur artificiel de mal de mer. Sans oublier le renne électronique. Qui ne sert malheureusement qu’une fois par an. Dès le premier épisode, les néophytes le constatent. Si la mécanique fonctionne et que fusent les éclats de rire, c’est parce que Léonard a su mettre la main sur un amorphe serviteur qui est devenu son souffre-douleur. Au fil de la série, Basile va connaître tous les malheurs possibles et imaginables: électrocutions, chutes au fond de ravins, coups de marteau sur tous les membres, acide corrosif, attaque d’un essaim d’abeilles... Pourtant, son amour de la science reste intact. Pour rester concentré, il se répète sans cesse "je sers la science et c’est ma joie", ancêtre de la méthode Coué… Avec ces 550 minutes d’animation hi tech, Léonard aborde une année faste: le quarantième titre est annoncé pour le mois de mars et le héros barbu vient tout juste de bénéficier de sa propre expo au dernier festival d’Angoulême. Destinée aux plus jeunes, "Y a-t-il un Génie pour sauver la planète ?" a permis d’appréhender de façon très ludique quelques-unes des menaces qui pèsent sur l’écosystème. Une vraie reconnaissance du milieu et, par ricochet, un autre tremplin médiatique pour la série 3D qui a beaucoup d’atouts pour devenir un classique de nos petits écrans.