Lancement de produit en décor virtuel : quels avantages ?
Comment faire découvrir un nouveau véhicule à un public européen lorsque celui-ci ne se trouve pas physiquement sur scène ?
Comment présenter son design, explorer son habitacle et mettre en valeur ses innovations sans déplacer plusieurs modèles, construire un showroom éphémère ou multiplier les tournages ?
Avec la production virtuelle, le produit n’est plus seulement placé devant une caméra. Il devient le cœur d’une expérience visuelle dans laquelle les présentateurs, les contenus et les éléments en 3D racontent une même histoire.
Le lancement européen de la Nissan ARIYA, réalisé avec la participation de Dreamwall, en constitue un excellent exemple. Grâce à un double numérique du véhicule, à un décor virtuel et à des éléments en réalité augmentée, la marque a pu proposer à son réseau de concessionnaires une présentation immersive, dynamique et adaptée à une audience internationale.
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Le lancement de produit face à de nouvelles contraintes
Un lancement doit attirer l’attention, transmettre une promesse et permettre au public de comprendre rapidement ce qui distingue le produit.
Mais les marques doivent aujourd’hui composer avec des contraintes de plus en plus nombreuses :
- des audiences réparties dans plusieurs villes ou plusieurs pays ;
- des produits difficiles à déplacer ou qui ne sont pas encore disponibles partout ;
- des délais de communication toujours plus courts ;
- des besoins de traduction et de localisation ;
- une multiplication des canaux de diffusion ;
- la nécessité de produire des contenus supplémentaires pour la presse, les équipes commerciales et les réseaux sociaux.
Un événement physique classique peut répondre à une partie de ces besoins, mais il impose également une logistique importante : transport du produit, construction du décor, déplacement des intervenants, installation technique et disponibilité du lieu.
La vidéo traditionnelle offre davantage de contrôle, mais elle ne permet pas toujours de conserver l’énergie d’une présentation en direct. Quant à une succession de slides, elle montre rapidement ses limites lorsqu’il faut expliquer une innovation complexe ou créer une véritable émotion autour du produit.
Le décor virtuel ouvre une autre voie. Il réunit la force narrative de l’événement, la précision de la 3D et la souplesse d’une production audiovisuelle.
Nissan ARIYA : faire entrer le public dans le produit
Pour présenter la Nissan ARIYA à ses concessionnaires européens, Nissan devait aller au-delà d’une simple succession de vues du véhicule.
L’enjeu consistait à faire découvrir le modèle, son design et son univers à une audience distante, tout en donnant aux présentateurs les moyens de guider la démonstration.
Dreamwall a participé à la création de cette expérience en s’appuyant sur la technologie Reality de Zero Density et sur le moteur 3D Unreal Engine.
Le véhicule a été recréé sous la forme d’un modèle numérique intégré à un environnement virtuel. Les présentateurs pouvaient ainsi évoluer autour de cette représentation, attirer l’attention sur certains éléments et interagir avec des objets en réalité augmentée.
Des vidéos, des textes, des écrans et des interventions à distance pouvaient également être intégrés à la présentation.
Le résultat ne reposait donc pas sur un simple décor numérique placé derrière les intervenants. L’ensemble du dispositif était conçu pour faire progresser le récit, du premier contact avec le véhicule jusqu’à l’exploration de ses caractéristiques.
Découvrez les coulisses techniques de la présentation Nissan ARIYA.
Du produit réel à son double numérique
La première étape d’un lancement virtuel consiste à déterminer ce que le produit numérique doit permettre de raconter.
Il ne s’agit pas nécessairement de reproduire chaque composant avec le même niveau de détail. La modélisation doit être guidée par les usages prévus :
- quelles parties du produit seront montrées en gros plan ?
- quels mouvements devront être animés ?
- l’intérieur devra-t-il être visible ?
- certains composants devront-ils être isolés ou rendus transparents ?
- le public devra-t-il comparer plusieurs versions ?
- le présentateur interagira-t-il avec le produit ?
Dans le cas d’un véhicule, le double numérique peut offrir des possibilités difficiles à obtenir pendant un tournage traditionnel.
La caméra peut se déplacer autour du modèle sans les contraintes d’un espace physique. Elle peut s’approcher d’un détail, passer d’une vue extérieure à une perspective intérieure ou adopter un mouvement spécialement conçu pour accompagner l’explication.
Le produit devient alors un outil narratif.
Il ne se contente plus d’être montré. Il peut être décomposé, contextualisé et exploré au rythme de la présentation.
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Révéler ce qu'une caméra traditionnelle ne peut pas toujours capturer
La production virtuelle ne remplace pas nécessairement les images du produit physique : elle vient les compléter lorsque certaines informations seraient difficiles, coûteuses ou impossibles à capturer avec une caméra traditionnelle.
Un modèle 3D peut ainsi être utilisé pour :
- révéler un mécanisme interne
- visualiser un flux ou le mouvement de données
- comparer plusieurs configurations
- changer instantanément une couleur ou une finition
- agrandir un composant très petit
- réduire l'échelle d'un produit industriel volumineux
- présenter un produit qui n'existe encore qu'à l'état de prototype
- démontrer son fonctionnement dans un environnement inaccessible.
Cette technologie séduit naturellement l'industrie automobile, mais ses applications s'étendent à de nombreux autres secteurs : la mobilité, les ascenseurs, la machinerie industrielle, l'énergie, les cosmétiques, les télécommunications ou encore les technologies médicales.
Lorsqu'un produit est trop volumineux, trop complexe, trop fragile ou tout simplement indisponible sur le lieu de l'événement, sa représentation numérique permet de préserver toute la qualité de la démonstration.Le photoréalisme au service de la crédibilité
Lorsqu'une marque présente un produit haut de gamme ou axé sur le design, la qualité de sa représentation 3D est essentielle.
Le public doit pouvoir retrouver toute la personnalité du produit : ses proportions, ses matériaux, ses couleurs et ses détails caractéristiques.Pour un véhicule comme la Nissan ARIYA, cela exige une attention toute particulière portée :
- aux matériaux de la carrosserie ;
- au verre et à sa transparence ;
- aux surfaces métalliques ;
- aux reflets ;
- à l'éclairage ;
- aux volumes intérieurs ;
- aux ombres et à la profondeur ;
- à la cohérence entre le véhicule, l'environnement et les présentateurs.
Un simple défaut d'éclairage ou de texture peut immédiatement donner un aspect artificiel au modèle. À l'inverse, un rendu parfaitement maîtrisé permet au produit numérique de s'intégrer naturellement dans son environnement.
Le photoréalisme n'est cependant pas une fin en soi : il doit toujours servir la démonstration.Certaines séquences peuvent adopter un style visuel plus pédagogique afin de mettre en valeur un mécanisme, une fonctionnalité ou une information spécifique. Le niveau de réalisme approprié dépend donc du message que la marque souhaite transmettre.
Permettre aux présentateurs d'interagir avec le produit
Une animation 3D classique suit généralement un déroulé linéaire : elle commence, se déroule et s'achève selon un montage prédéfini.
Dans le cadre d'une production virtuelle en temps réel, le présentateur devient le véritable guide de l'expérience.Il peut se déplacer autour du produit, désigner une fonctionnalité ou déclencher l'apparition d'un élément graphique. Des objets en réalité augmentée, des annotations, des vidéos et des écrans virtuels peuvent émerger exactement au bon moment.
Cette forme d'interaction offre plusieurs bénéfices majeurs :
Elle guide l'attention du public
Les spectateurs savent immédiatement quelle partie du produit observer. Le geste du présentateur, son commentaire et l'animation convergent tous vers la même information.
Elle rend l'explication plus naturelle
Le présentateur ne se contente pas de commenter une animation distante. Il donne l'impression de partager le même espace que le produit et peut structurer son discours autour de lui.
Elle donne du rythme à la présentation
Les changements de cadrage, les mouvements du produit et les éléments graphiques apportent une vraie progression visuelle. La démonstration capte l'attention du public sans reposer sur une simple succession de diapositives.
Elle favorise la mémorisation des informations
Une information associée à un mouvement, une transformation ou une interaction visuelle est nettement mieux comprise et retenue.
Cependant, pour que ces interactions restent convaincantes, elles doivent être minutieusement préparées. Les gestes, les déplacements, les animations et les mouvements de caméra doivent être intégrés à la mise en scène dès les premières étapes du projet.
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Un lancement pensé pour des audiences internationales
Les lancements de produits ne s’adressent plus uniquement au public présent dans une salle.
Concessionnaires, distributeurs, journalistes, collaborateurs, partenaires et clients peuvent suivre la présentation depuis plusieurs pays. Le dispositif doit donc être conçu dès le départ pour une audience distribuée.
La production virtuelle permet de centraliser la prise de parole tout en adaptant certains contenus aux marchés visés :
- textes et interfaces traduits ;
- vidéos localisées ;
- variantes de produits ;
- données spécifiques à un pays ;
- interventions à distance ;
- versions enregistrées dans plusieurs langues ;
- habillages adaptés aux différents canaux de diffusion.
Un même environnement peut ainsi servir de base à plusieurs déclinaisons sans imposer la reconstruction complète du décor.
La marque conserve une identité cohérente tout en adaptant son message aux attentes locales.
De l’événement unique à une bibliothèque de contenus
L’un des principaux intérêts d’un lancement en production virtuelle apparaît après l’événement.
Le décor, le modèle 3D et les animations créés pour la présentation peuvent être réutilisés, à condition que cette réutilisation ait été anticipée dès le brief.
Le double numérique du produit peut notamment servir à produire :
- des teasers avant le lancement ;
- des capsules explicatives ;
- des vidéos pour les réseaux sociaux ;
- des supports destinés aux équipes commerciales ;
- des modules de formation ;
- des contenus pour un salon professionnel ;
- des versions localisées pour plusieurs marchés ;
- des animations pour un site internet ;
- des présentations destinées à la presse ou aux partenaires.
Le budget consacré à la création 3D ne produit alors plus un seul événement. Il contribue à constituer une bibliothèque d’actifs de marque.
Cette logique modifie la manière d’évaluer le projet. Au lieu de demander uniquement combien coûte la production du lancement, il devient pertinent de s’interroger sur le nombre de contenus et d’usages que les environnements numériques pourront alimenter.
Une direction artistique cohérente avec la marque
Un décor virtuel ne doit pas nécessairement ressembler à un laboratoire futuriste ou à un univers de science-fiction.
Son apparence dépend du produit, de la marque et de l’audience.
Une entreprise technologique pourra choisir un environnement épuré qui met l’accent sur les données. Une marque automobile pourra travailler la lumière, l’espace et les mouvements de caméra. Une maison de luxe privilégiera la subtilité des matières et la précision des détails. Une entreprise industrielle pourra opter pour une mise en scène pédagogique qui rend un mécanisme immédiatement compréhensible.
La scénographie doit répondre à plusieurs questions :
- quelle émotion la marque souhaite-t-elle créer ?
- le produit doit-il sembler accessible, innovant, puissant ou premium ?
- quels éléments visuels doivent rester constants ?
- où se place le présentateur ?
- quels mouvements de caméra sont nécessaires ?
- quelles zones accueilleront les démonstrations, les vidéos ou les duplex ?
L’environnement doit être conçu comme une extension tridimensionnelle de l’identité de marque.
Les équipes de motion design de Dreamwall peuvent également créer les animations, transitions et éléments graphiques nécessaires pour relier le décor, le produit et les contenus de présentation.
Les étapes clés d’un lancement de produit virtuel
La réussite d’un tel projet dépend moins de l’accumulation de technologies que de la qualité de sa préparation.
1. Définir le message principal
Que doit retenir le public à la fin de la présentation ?
Cette question permet d’éviter de transformer le lancement en démonstration technique. Chaque élément visuel doit contribuer à cette promesse centrale.
2. Identifier les caractéristiques à montrer
Toutes les fonctionnalités ne nécessitent pas une modélisation ou une animation.
Il faut sélectionner les éléments pour lesquels la 3D apporte une véritable valeur : fonctionnement interne, changement d’échelle, transformation, comparaison ou visualisation d’une donnée.
3. Déterminer les formats de diffusion
La production sera-t-elle diffusée en direct ? Devra-t-elle être enregistrée dans plusieurs langues ? Des capsules courtes seront-elles produites le même jour ?
Ces décisions influencent la structure du décor et le niveau de modularité nécessaire.
4. Préparer les ressources du produit
Plans, modèles 3D, textures, matériaux, références photographiques et charte graphique doivent être réunis le plus tôt possible.
La qualité des éléments disponibles influence directement la précision du double numérique.
5. Concevoir la mise en scène
Le déroulement de la présentation doit relier le discours, les mouvements des intervenants, les animations et les changements de caméra.
Les interactions doivent être utiles, lisibles et suffisamment simples pour rester naturelles.
6. Répéter avec les présentateurs
Un présentateur filmé sur fond vert ne voit pas toujours spontanément l’environnement final qui entoure son image.
Les retours vidéo, les repères au sol et les répétitions lui permettent de comprendre où se trouve le produit virtuel et comment interagir avec lui.
7. Anticiper les déclinaisons
Les futurs teasers, modules de formation et contenus commerciaux doivent être envisagés avant la création des assets.
Cette anticipation facilite leur réutilisation et évite de devoir reconstruire certains éléments après le lancement.
Faut-il disposer de son propre studio virtuel ?
Pas nécessairement.
Pour un lancement ponctuel, une campagne ou une première expérience, la location d’un studio virtuel permet de bénéficier d’une infrastructure équipée, avec l’accompagnement créatif et technique nécessaire.
Dreamwall dispose de studios greenkey, de solutions de tracking et d’outils de composition en temps réel adaptés aux productions enregistrées comme aux diffusions en direct.
Lorsque les besoins deviennent réguliers, un workflow peut également être intégré chez le client. Le choix dépend notamment du volume annuel, du niveau d’autonomie recherché et des compétences disponibles en interne.
Quand la production virtuelle est-elle particulièrement pertinente ?
Le décor virtuel apporte une valeur importante lorsque :
- le produit est difficile ou coûteux à déplacer ;
- il n’est pas encore disponible physiquement ;
- son fonctionnement interne doit être expliqué ;
- plusieurs versions doivent être comparées ;
- la présentation s’adresse à plusieurs pays ;
- le lancement doit être diffusé en direct ;
- de nombreux contenus devront être produits à partir des mêmes ressources ;
- la marque recherche une expérience visuelle distinctive ;
- les délais de production sont courts ;
- le produit doit être intégré à un récit plutôt que simplement exposé.
La production virtuelle n’exclut pas la présence du produit réel. Les deux approches peuvent être combinées : un objet physique peut être filmé sur le plateau tandis que des éléments numériques révèlent son fonctionnement, enrichissent son environnement ou apportent des informations complémentaires.
Ne plus seulement dévoiler un produit, mais le faire comprendre
Un lancement réussi ne repose pas uniquement sur l’effet de surprise.
Le public doit comprendre ce qui rend le produit différent, se représenter son utilisation et mémoriser sa promesse.
En associant présentateurs, double numérique, décor virtuel, réalité augmentée et contenus multimédias, les marques peuvent construire une démonstration plus claire et plus engageante.
Le produit n’est plus limité par les dimensions du plateau, la disponibilité d’un prototype ou la position d’une caméra. Il peut être exploré sous l’angle le plus pertinent pour l’histoire.
C’est là que réside la véritable force de la production virtuelle : non pas créer un monde artificiel, mais rendre le produit plus accessible, plus compréhensible et plus mémorable.
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FAQ — Lancement de produit et décor virtuel
Qu’est-ce qu’un lancement de produit virtuel ?
Il s’agit d’une présentation audiovisuelle dans laquelle des intervenants réels évoluent dans un environnement numérique. Le produit peut être intégré sous la forme d’un modèle 3D et enrichi par des animations, des données ou des éléments en réalité augmentée.
Quels produits peuvent être présentés dans un décor virtuel ?
La solution convient notamment aux véhicules, machines industrielles, équipements techniques, produits cosmétiques, bâtiments, appareils électroniques et produits encore à l’état de prototype. Elle est particulièrement utile lorsque le produit est complexe, volumineux ou difficile à déplacer.
Peut-on présenter un produit en direct ?
Oui. Le décor, les objets en réalité augmentée et les contenus peuvent être composés en temps réel, ce qui permet une diffusion en direct ou l’enregistrement d’une présentation presque finalisée.
Un modèle 3D peut-il être réutilisé après le lancement ?
Oui, à condition que les usages futurs soient définis dès le début du projet. Le modèle peut ensuite alimenter des vidéos commerciales, des formations, des contenus sociaux, des salons ou des versions localisées.
Le décor virtuel remplace-t-il le produit réel ?
Pas systématiquement. Il peut le remplacer lorsqu’il est indisponible ou difficile à transporter, mais aussi le compléter en révélant son fonctionnement interne ou en ajoutant des informations impossibles à montrer avec une caméra classique.